Agde moto

Les nouvelles réglementations pour les conducteurs de deux-roues et ce qu’elles changent au quotidien pour les motards

Les nouvelles réglementations pour les conducteurs de deux-roues et ce qu’elles changent au quotidien pour les motards

Les nouvelles réglementations pour les conducteurs de deux-roues et ce qu’elles changent au quotidien pour les motards

Pourquoi les motards sont (encore) dans le viseur du législateur

On va être clair : depuis quelques années, les deux-roues motorisés sont au centre de plusieurs textes de loi. Sécurité routière, pollution, bruit, occupation de l’espace public… tout y passe. Résultat : notre quotidien de motard change, parfois en mieux, souvent en plus compliqué.

Dans cet article, je fais le tour des principales réglementations récentes ou en cours d’application en France, et surtout ce que ça change concrètement quand on roule tous les jours en moto ou scooter. Pas de bla-bla politique, juste : ce que ça coûte, ce que ça risque, et comment s’adapter intelligemment.

Contrôle technique moto : ce qui est vraiment prévu

Le fameux contrôle technique moto, on en parle depuis des années. Après les allers-retours politiques, il est désormais acté et en déploiement progressif pour les deux-roues de plus de 125 cm³ (et certains 50 cm³ selon l’âge).

À l’heure où j’écris ces lignes, le principe est le suivant pour les motos et scooters :

Dans la pratique, qu’est-ce que ça change pour toi, motard ou scootériste ?

Niveau coût, on peut s’attendre à un tarif dans les mêmes eaux que l’auto : autour de 50 à 80 €. Ce n’est pas anodin, mais le vrai coût caché, ce sera les remises en état sur les machines mal entretenues.

Mon avis de mécano : si tu fais déjà un entretien sérieux, tu ne devrais pas trembler. Si ton deux-roues est un chantier roulant, tu vas payer la facture tôt ou tard, contrôle technique ou pas.

Équipement obligatoire : ce qui est vraiment exigé (et ce qui ne l’est pas… encore)

Côté équipement, plusieurs règles sont déjà bien en place :

Ce qui n’est pas (encore) obligatoire mais clairement encouragé :

Là où la réglementation agit de façon plus sournoise, c’est via l’assurance. Certains contrats commencent à jouer sur le niveau de protection pour l’indemnisation des blessures. Même si ce n’est pas écrit en gros, le sous-équipement peut devenir un argument en cas de gros sinistre.

Mon conseil pragmatique :

Restrictions environnementales : ZFE, vignettes Crit’Air et vie réelle

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) se généralisent dans les grandes agglomérations. Et non, les motos ne sont pas épargnées. La vignette Crit’Air devient indispensable pour savoir si tu peux entrer en ville certains jours.

Schématiquement :

Impact concret pour le quotidien :

Avant de changer de moto, je conseille toujours :

Stationnement moto : gratuit, payant, toléré… fin de la fête ?

Autre changement lourd au quotidien : le stationnement des deux-roues motorisés. Paris a ouvert la voie avec le stationnement moto payant, et d’autres grandes villes réfléchissent sérieusement à suivre.

Ce qui se profile un peu partout :

En résumé : le “je me pose où je veux” en ville devient de plus en plus risqué. Le périph de Valenciennes ne deviendra peut-être jamais Paris, mais la tendance générale est claire.

Trois réflexes pour éviter les mauvaises surprises :

Remontée de files : ce qui est autorisé… et ce qui ne l’est pas

La circulation interfile (remontée de files) a longtemps été une zone grise. Une expérimentation a été menée sur certains axes, puis suspendue, puis relancée sous conditions. Beaucoup de motards pensent encore que “c’est autorisé partout”. Faux.

Le principe actuel :

Concrètement, même là où c’est toléré/encadré, les règles sont souvent :

Ce que ça change pour toi :

Mon conseil : considère la remontée de files comme une tolérance encadrée, pas comme un droit. Garde toujours une marge pour freiner, et roule comme si chaque voiture pouvait changer de file sans clignotant. Parce que, devine quoi… c’est ce qui se passe.

Contrôles de bruit et d’échappement : les radars sonores arrivent

Si tu aimes rouler avec un pot “libéré” qui réveille la moitié du quartier à 23h, les prochaines années ne vont pas te plaire. Plusieurs villes françaises expérimentent ou installent des radars sonores, capables de mesurer le niveau de bruit et d’identifier les véhicules trop bruyants.

Ce qui est dans le viseur :

Dans la pratique :

Je ne parle même pas du contrôle routier classique, où un pot non homologué peut déjà te coûter cher.

Mon expérience : un bon pot homologué, bien monté, avec DB-killer, ça fait déjà assez de bruit pour se faire entendre. Le “tube vide” qui casse les oreilles de tout le monde ne t’apporte pas plus de sécurité, juste plus de problèmes.

Permis moto, bridage A2 et formations : ce qui a changé

La réglementation autour du permis et du bridage A2 s’est aussi durcie ces dernières années. L’idée est de lisser la montée en puissance, surtout pour les jeunes permis.

Les points principaux :

Ce que ça implique au quotidien :

En atelier, j’ai vu passer pas mal de jeunes en A2 qui se mettaient en difficulté avec des machines mal adaptées : lourdes, hautes, ou trop pointues même bridées. Souvent, une “simple” 650 bi-cylindre bien choisie est plus efficace au quotidien qu’un gros 4-cylindres bridé.

Assurance, sinistres et nouvelles technologies : ce que les textes changent en coulisses

On parle peu des impacts réglementaires sur l’assurance, mais ils sont bien réels. Les assureurs s’adaptent aux nouvelles données disponibles : radars, caméras embarquées, systèmes connectés.

Tendances lourdes :

Dans la pratique :

Check-list : comment rester dans les clous sans se ruiner

Pour ne pas subir ces réglementations, le mieux est d’anticiper. Voici une check-list simple à passer en revue tous les 6 à 12 mois :

Faut-il changer de moto, de ville… ou juste de réflexes ?

Avec toutes ces nouvelles règles, la tentation est grande de râler et de dire “on ne peut plus rien faire”. Sauf que, dans la vraie vie, on peut encore rouler, se déplacer vite, se garer plus facilement qu’en voiture, et se faire plaisir. Mais ça demande :

Mon avis après des années en atelier et sur la route : le deux-roues reste une des meilleures solutions de mobilité, surtout en zone urbaine et périurbaine. Mais l’époque de la moto “sauvage” qui passe sous les radars est en train de se terminer.

Autant s’adapter intelligemment : entretenir correctement sa machine, choisir un équipement sérieux, connaître les règles du jeu, et profiter de la route sans laisser son permis (et son budget) sur le bord.

Quitter la version mobile