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Barème points permis : ce que chaque conducteur de deux-roues doit savoir avant de prendre la route

Barème points permis : ce que chaque conducteur de deux-roues doit savoir avant de prendre la route

Barème points permis : ce que chaque conducteur de deux-roues doit savoir avant de prendre la route

Pourquoi les points de permis, ça concerne encore plus les motards et scootéristes

En voiture, une erreur pardonne parfois. En deux-roues, beaucoup moins. On est plus exposé physiquement, mais aussi administrativement : la plupart des grosses erreurs qu’on fait à moto ou en scooter sont justement celles qui coûtent le plus de points.

Entre les accélérations faciles, le slalom dans la circulation, l’oubli du clignotant parce qu’on a les gants, le téléphone coincé dans le casque, ça peut aller très vite… côté plaisir comme côté sanctions.

Le but ici n’est pas de faire la morale, mais de te montrer, noir sur blanc :

Tout ce qui suit est basé sur le barème officiel du Code de la route (en vigueur à l’heure où j’écris), et sur ce qu’on voit tous les jours sur la route et en atelier.

Petit rappel : comment fonctionne le permis à points

En France, le permis est crédité de points. Quand tu commets une infraction avec retrait de points, tu descends jusqu’à… 0. Et à 0, c’est la perte du permis.

Les bases :

Pour un motard ou un scootériste, le gros piège, c’est qu’on peut cumuler très vite : un bon gros excès de vitesse + téléphone + ligne continue, et ton capital dégringole en une seule sortie.

Les excès de vitesse : le piège numéro 1 en deux-roues

Tu as un moteur qui monte vite, pas de ceinture, souvent une sensation de vitesse atténuée par le casque, et la tentation de “se faire plaisir” entre deux ronds-points… C’est la combinaison idéale pour collectionner les excès de vitesse.

Voici le barème principal pour les excès de vitesse :

En deux-roues, les cas les plus fréquents que je vois :

Rappelle-toi qu’un jeune permis avec seulement 6 points peut se retrouver à pied avec deux “gros” excès en peu de temps.

Téléphone, oreillettes, GPS : les points qui s’envolent pour un coup de fil

À deux-roues, on voit de tout : téléphone coincé entre le casque et la joue, SMS au feu rouge, manipulation de GPS au guidon… C’est non seulement dangereux, mais aussi très coûteux en points.

Attention aussi à cette combinaison :

En pratique, la meilleure solution en deux-roues :

Feux rouges, stop, priorités : les 4 à 6 points qu’on ne voit pas venir

Un classique en scooter surtout : “le feu venait de passer au rouge”, “y’avait personne”, “j’ai juste un peu forcé”. Les forces de l’ordre, eux, ne discutent pas beaucoup sur ce type d’infraction.

En deux-roues, le problème c’est que même à 30 km/h, si tu te rates sur une priorité, c’est le choc direct, sans carrosserie. Donc là, le retrait de points reflète assez bien le risque réel.

Petit détail que beaucoup ignorent : les radars de feu rouge flashent aussi les motos et scooters. Et oui, même si ta plaque est petite. Les modèles récents lisent très bien l’arrière des deux-roues.

Circulation inter-files et dépassements : ce qui est vraiment sanctionné

La circulation inter-files (CIF) a été encadrée par une expérimentation, arrêtée puis ré-autorisée sur certains axes et sous certaines conditions dans quelques régions. Mais en dehors des zones et règles prévues, tu peux parfaitement être verbalisé.

Les infractions fréquentes liées au comportement en inter-files ou en dépassement :

En CIF, les comportements qui attirent le plus les contrôles :

Astuce simple pour garder tes points : même en inter-files, considère que tu dois pouvoir t’arrêter net si une voiture change de file sans te voir. Si tu ne peux pas, c’est que tu vas trop vite.

Équipement, plaques, remontées de file : les “petites” infractions qui s’additionnent

Beaucoup de scootéristes et de motards se disent : “C’est qu’une petite amende, pas grave.” Sauf que certaines de ces “bricoles” font sauter des points quand même.

Quelques exemples :

Là où ça devient dangereux pour ton permis, c’est quand tu cumules :

Sur une journée, tu peux facilement perdre plus de la moitié de ton capital de points sans avoir “roulé comme un fou” dans ta tête.

Alcool et stupéfiants : le combo qui finit souvent en retrait massif de points

Sur la partie alcool / stupéfiants, le barème est clair et particulièrement sévère. Et à juste titre : en deux-roues, un simple excès de confiance sous alcool ou cannabis peut finir très mal, même à faible vitesse.

Pour l’alcool :

Pour les stupéfiants (cannabis, cocaïne, etc.) :

Beaucoup de gens me demandent : “Avec un seul contrôle alcool ou stup, on peut vraiment perdre tout le permis ?”

La réponse : oui, indirectement. Un seul contrôle peut te faire perdre 6 points d’un coup. Si tu étais déjà descendu à 6 ou moins, tu peux arriver à 0 après prise en compte des pertes précédentes.

Combien de temps pour récupérer ses points (sans faire de stage) ?

Bonne nouvelle : on ne fait pas que perdre des points, on peut aussi en récupérer automatiquement… à condition de rester calme un certain temps.

En résumé :

Attention, ce n’est pas “à partir du jour où tu as été contrôlé”, mais à partir de la date à laquelle l’infraction est devenue définitive (après paiement, ou après jugement si tu conteste).

Pour savoir où tu en es, le plus simple est de demander un relevé intégral de situation de ton permis via le service Télépoints (ou via l’ANTS). Ça évite les surprises.

Le stage de récupération de points : quand ça vaut vraiment le coup

Le stage de sensibilisation à la sécurité routière (qu’on appelle souvent “stage de récupération de points”) permet de récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond de ton permis.

Les points clés :

Quand est-ce que ça vaut le coup, surtout en deux-roues ?

Astuce pratique :

Permis probatoire : pourquoi les jeunes motards sont en ligne de mire

Si tu es en permis probatoire (A2 récent, B utilisé pour un 125 cm³, ou permis récupéré après annulation), tu commences avec 6 points. Autant dire que tu n’as pas le droit à beaucoup d’erreurs.

Quelques exemples très concrets :

Le piège : la plupart des jeunes motards ont un A2 ou roulent en 125 pour le boulot, les études, etc. Ils sont donc souvent exposés, parfois fatigués, pressés… et contrôlés sur les axes urbains très surveillés.

Si tu es dans cette situation, vraiment, surveille ton capital de points régulièrement, et ne tarde pas à faire un stage si tu descends trop bas. Un permis annulé au début de ta “carrière” de conducteur, ça te complique la vie pendant des années.

Stratégies simples pour garder ses points quand on roule tous les jours

On va être honnête : si tu roules en moto ou scooter tous les jours (taf, trajets urbains, voies rapides), tu finiras probablement par perdre quelques points dans ta vie de conducteur. L’objectif, c’est d’éviter la spirale.

Quelques habitudes qui font vraiment la différence dans la durée :

En résumé : le barème de points est fait pour taper fort sur les comportements les plus dangereux… et ça tombe souvent sur nous, les deux-roues, parce qu’on a les machines qui vont vite, la mobilité en inter-files et, soyons honnêtes, parfois l’ego qui va avec.

Rouler propre, ce n’est pas juste éviter la prune : c’est garder ton permis, ta bécane, et ta liberté de bouger au quotidien. Et ça, pour un motard ou un scootériste, c’est presque aussi précieux que le plein réservoir.

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