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Scooter thermique ou électrique : quel est le meilleur choix pour vos déplacements quotidiens en ville

Scooter thermique ou électrique : quel est le meilleur choix pour vos déplacements quotidiens en ville

Scooter thermique ou électrique : quel est le meilleur choix pour vos déplacements quotidiens en ville

Vous hésitez entre un scooter thermique classique et un scooter électrique pour vos trajets quotidiens en ville ? Vous n’êtes pas le seul. Entre le marketing « zéro émission » et les promos agressives sur les 125 essence, ce n’est pas évident d’y voir clair.

Je vais vous parler comme dans l’atelier : chiffres, vécu, coûts réels, et pas de langue de bois. Les deux solutions ont leurs avantages. Le bon choix dépend surtout de votre usage, de votre budget et de votre logement (ou pas) adapté à la recharge.

Thermique ou électrique : de quoi parle-t-on vraiment ?

Pour rester concret, je vais parler ici de deux catégories typiques en ville :

En ville, ces scooters servent surtout à :

C’est sur ce terrain-là que je vais comparer : déplacements du quotidien, pas road-trip ou autoroute.

Coût d’achat : l’électrique pique souvent plus au départ

En neuf, à performances comparables, l’électrique est quasiment toujours plus cher à l’achat qu’un thermique.

Type de scooter Prix moyen neuf (2024)
50 cm³ thermique 2 000 à 3 000 €
Électrique équivalent 50 2 500 à 4 000 €
125 cm³ thermique 3 000 à 4 500 €
Électrique équivalent 125 4 000 à 7 000 € (voire plus)

Les aides (bonus écologique, aides locales) peuvent réduire la note sur l’électrique, mais elles varient énormément selon les régions et les années. Avant d’acheter, allez regarder les aides à jour sur le site de votre région ou de votre métropole : c’est là que la différence se joue parfois.

En occasion, le thermique est gagnant sur le prix d’achat : l’offre est énorme et on trouve des machines fiables à partir de 1 000–1 500 €. En électrique, le marché de l’occasion reste plus limité, avec une inconnue : l’état des batteries.

Coût au kilomètre : l’électrique gagne… si vous gardez le scooter

Sur le carburant/énergie, il n’y a pas débat : l’électrique coûte beaucoup moins cher à rouler.

Ordres de grandeur (tarifs moyens France, 2024) :

Côté électrique :

On est donc globalement à :

Type Coût énergie / 100 km
Thermique 125 ≈ 6 €
Électrique équivalent 125 ≈ 1 €

Si vous faites 5 000 km par an en ville :

Sur 5 ans, ça fait déjà 1 250 € d’écart. Et plus vous roulez, plus l’électrique devient intéressant. Mais attention : il faut intégrer un coût potentiellement lourd côté batterie.

Entretien et fiabilité : l’électrique simplifie la vie, mais…

Un moteur thermique, c’est plein de pièces en mouvement, des fluides, de l’usure mécanique. Un moteur électrique, c’est plus simple : un rotor, un stator, et beaucoup moins d’entretien courant.

Sur un scooter thermique, vous aurez régulièrement :

Sur un électrique :

En atelier, je vois clairement la différence sur le budget entretien annuel.

Ordre d’idée pour un scooter utilisé quotidiennement en ville :

Type Entretien annuel moyen
Thermique 50/125 200 à 400 € (si entretien régulier et normal)
Électrique 80 à 200 € (surtout pneus, freins, contrôles)

Mais il y a la grosse inconnue : la batterie.

Batterie : le vrai nerf de la guerre en électrique

Une batterie de scooter électrique, ce n’est pas une pile AA. C’est un élément cher, lourd, et qui se dégrade dans le temps.

Si vous gardez votre scooter longtemps (8–10 ans), il est très probable que vous ayez un jour à faire face à cette dépense, surtout si vous faites beaucoup de kilomètres.

Sur un thermique, il n’y a pas ce « gros billet » ponctuel, mais un entretien plus régulier et des risques mécaniques (embrayage, haut moteur, etc.) si vous tirez dedans ou si l’entretien a été négligé.

Autonomie et usage quotidien : la réalité sur le terrain

C’est là que l’électrique peut être génial… ou totalement inadapté, selon votre cas.

En ville, la plupart des scooters électriques annoncent :

Attention : je parle bien d’autonomie réelle, pas des chiffres « jusqu’à 150 km » donnés sur les fiches commerciales avec un poids plume, en mode éco et sans relief.

En pratique, pour un usage urbain typique :

Là où ça se complique :

En thermique, la question ne se pose presque pas : vous faites le plein en 3 minutes à n’importe quelle station, même en rase campagne. Sur électrique, il faut prévoir, surtout si la batterie n’est pas amovible.

Recharge : simple… seulement si vous êtes bien équipé

Il y a deux grands cas :

Si vous habitez en maison ou avec un garage/box et une prise, c’est idéal. Vous rentrez, vous branchez, terminé. Le matin, scooter plein.

Si vous êtes en appartement, scooter garé dans la rue et sans prise à proximité :

C’est un point à ne surtout pas négliger. J’ai vu des gens acheter un scooter électrique sans anticiper la recharge, et se retrouver à faire des rallonges hasardeuses par la fenêtre ou à pousser le scooter jusqu’au commerce ami le plus proche. Pas idéal.

Performances en ville : l’électrique est souvent plus agréable

En usage urbain pur, un bon scooter électrique peut être plus plaisant qu’un thermique, même avec une puissance équivalente.

Pourquoi ?

Au feu rouge, un équivalent 50 thermique a souvent du mal à suivre un bon 50 électrique bien réglé. En équivalent 125, beaucoup de modèles électriques vous catapultent jusqu’à 50–60 km/h très rapidement, ce qui est parfait pour se dégager du trafic.

Côté vitesse de pointe, les thermiques gardent l’avantage si vous faites du péri-urbain ou un peu de voie rapide :

En ville, par contre, on roule rarement à plus de 50. Sur ce terrain-là, l’électrique fait largement le job.

Confort, bruit et sensations

Sur ce point, c’est très subjectif.

Pour des trajets quotidiens maison–boulot, l’électrique est souvent plus reposant : moins de bruit, pas de passages à la station-service, pas de ralenti qui chauffe sous la selle dans les bouchons.

Pour les passionnés de mécanique qui aiment « entendre » leur machine, le thermique reste plus gratifiant. Mais on parle ici de déplacement utilitaire, pas forcément de passion.

Environnement : pas si simple, mais la ville dit merci à l’électrique

En ville, l’impact direct d’un scooter électrique est clair : pas de gaz d’échappement sur place, pas de bruit de moteur. Pour les riverains, les piétons et les cyclistes, c’est un vrai mieux.

Mais si on regarde plus globalement :

Côté thermique :

Si votre priorité absolue est la réduction de la pollution locale en ville (air + bruit), l’électrique gagne. Si vous raisonnez en impact global sur 10–15 ans, c’est plus nuancé, mais l’électrique reste intéressant à condition de garder la machine longtemps et de ne pas changer tous les 3 ans « pour le nouveau modèle ».

Assurance, stationnement, restrictions de circulation

Trois points qu’on oublie souvent.

Assurance :

Stationnement :

Zones à faibles émissions (ZFE) et restrictions :

Si votre ville commence à parler de ZFE, ça vaut le coup de regarder de près l’électrique ou au minimum un thermique très récent, conforme aux dernières normes.

Checklist rapide : thermique ou électrique selon votre profil

Pour vous aider à trancher, voici une petite check-list façon atelier.

Vous êtes plutôt fait pour un scooter électrique si :

Vous êtes plutôt fait pour un scooter thermique si :

Retour d’expérience terrain : ce que je vois au quotidien

En atelier et sur la route, voilà les tendances que je constate ces dernières années :

Ce qui fait vraiment la différence à l’usage, plus que la technologie, c’est :

Un bon 125 thermique mal entretenu sera un nid à emmerdes. Un petit électrique chinois bas de gamme utilisé tous les jours au taquet aura une batterie rincée bien plus vite que prévu.

Alors, on choisit quoi pour la ville au quotidien ?

Si je dois résumer de façon très directe :

Dans tous les cas, avant de signer :

Un scooter, thermique ou électrique, reste un outil fantastique pour désengorger vos trajets quotidiens en ville. Le tout est de choisir celui qui colle à votre vie réelle, pas à un argument marketing.

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